Trail Le Bélier – 27 km – La Clusaz

Samedi 24 août, 8 h 30, je suis au départ du Trail Le Bélier à La Clusaz.

Au programme, 27 km et 1000 m de d+ et avec le soleil.

La course démarre fort, fidèle à ma stratégie, je pars en queue de peloton, à mon rythme, tout doux et on verra par la suite.

Je suis en forme, ma femme m’a fait une séance de Jin Shin Jyutsu hier soir et avec l’entraînement que j’ai réalisé, j’aborde cette course avec confiance et surtout envie.

Je connais cette région, La Clusaz, le Col des Aravis et je sais que c’est très beau. J’y suis venu à de nombreuses reprises, mais c’est la 1ère fois que je viens courir ici. Je n’ai aucun doute sur le fait que je vais en prendre plein les yeux et aussi plein les jambes !

Pour en revenir à la course, ça part très vite, je suis derrière et la 1ère difficulté arrive dès le 2ème km et je comprends pourquoi c’est parti vite. Ceux qui connaissent voulaient se placer, au 3ème km il y a une forte pente et un rétrécissement. On passe en monotrace et du coup ça bouchonne. On est à l’arrêt.

On perd quelques minutes pour finalement avancer tout doucement. C’est un peu long. J’arrive au ravito du km 4 en 55 min. On a peu couru jusque là mais après…

Et bien après, c’est que du plaisir, la course se déroule dans un panorama magnifique, on passe le lac des Confins, le Crêt du Merle où les supporters peuvent venir avec les télésièges pour nous encourager.
Ce que ne manque pas de faire ma femme pour me retrouver à ce point de la course.

On enchaîne les belles portions en monotrace à découvert dans les prairies et on court. Le départ au ralenti est vite oublié. C’est un régal.

Sur les 27 km, les ravitaillements sont au nombre de 6, donc je suis parti avec juste un porte gourde et ma caméra dans mon short.

Tout va bien, je suis en forme, je m’éclate.

Nous arrivons à la dernière difficulté au km 19. C’est un très joli mur qui se dresse devant nous en sous-bois. Plusieurs coureurs souffrent, déjà bien entamés physiquement.

Pour moi tout va bien, je continue de doubler petit à petit, à mon rythme, tout en filmant. Je marque quelques pauses pour capturer des images et je me fais plaisir à courir et à filmer en même temps.

Finalement je passe cette dernière difficulté, j’ose dire facilement.
J’ai volontairement choisi de courir sans bâtons, puisque j’ai décidé de courir la SaintéLyon et que sur cette course les bâtons sont interdits, autant s’habituer tout de suite. Par contre dès que ça monte, je pratique mon geste de Jin Shin Jyutsu qui m’aide à bien passer les difficultés.

Je retrouve ma femme à Beauregard qui est le sommet de la course. Elle est venue en télécabine cette fois.

Je prends mon temps au dernier ravitaillement. Nous sommes au km 22 et il ne reste plus que 5 km de descente. Mais je me méfie, car il va falloir dévaler et je me dit qu’il va sûrement y avoir à un moment donné une monotrace piégeuse et technique !

J’aide un coureur qui est perclus de crampes. Il me dit d’y aller, que je perds du temps, mais c’est quoi le temps sur un trail, le plaisir est là et peu importe si je perds du temps entre mes prises de vues, mes arrêts aux ravitos… Ce n’est pas grave.

Je commence la descente en force, je suis bien concentré tout va bien, je peux faire de l’allure. Mais voilà…

A 2,5 km de l’arrivée, LA descente piégeuse est là. Très technique, cassante et très piégeuse. J’essaye de faire au mieux, concentré à mort, je prends quelques risques et puis devant moi, un coureur tombe. Tout va bien, il se relève et repart. Mais moi ça me sort de ma concentration, je me crispe et surtout je me dit que ça serait bien d’en sortir sans bobo.

Du coup je ralentis, je sent la fatigue et j’ai du mal avec cette partie technique. Je m’en sort et j’arrive en ville avec quelques crampes aux mollets. Je pense que c’est plus la crispation que la fatigue car pour finir, je me remet à courir et ça va.

Ma femme me retrouve pour les derniers mètres que j’ai plaisir à courir à ses côtés.

C’est fini, j’ai mis 4 h 07 min, j’étais dans les 30 derniers au km 2 et je termine 955ème sur 1263 arrivants. Et surtout ma montre indique 1300 m de D+ !!!

Heureux de cette belle journée. Quelques jours de repos et je vais attaquer sereinement ma préparation pour la SaintéLyon.

Je vous laisse découvrir ci-dessous ma vidéo de cette belle course, si vous voulez en prendre plein les yeux, alors regardez !

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